Les Personnages

"Adèle est la cousine de Brindavoine, c'est le même genre de personnage au féminin. Mais là où Brindavoine subissait, Adèle provoque les événements, et elle contrôle mieux la situation."
Propos de Tardi (sources non définies)

"On m'a souvent interrogé sur son caractère. Mais je suis incapable de le définir. Elle n'a certainement pas la mentalité de l'époque et je n'ai jamais cherché à coller à cette mentalité-là. Elle n'a pas très bon caractère. Elle exerce le même métier que moi: elle écrit des feuilletons parce que je l'imaginais mal pratiquer une profession que je n'aurais pas connue. Je pense qu'elle va à ces rendez-vous pour que j'ai quelque chose à raconter."
Propos de Tardi recueillis par Benoît Mouchart pour Auracan N°10, Mai-Juin 1995

"Adèle est une petite nana normale, ni belle, ni laide. C'est le contrepoint au héros masculin musclé, au menton carré et qui saiqui-sait-tout-faire! Je n'aime pas le principe du héros. "
Propos de Tardi recueillis par J.P. Quenez pour Le Matin de Paris du 14 juillet 1977

"- Adèle, c'est vous?
- Certainement. Elle fait le même métier que moi."
Propos de Tardi recueillis par B. Lu pour Morfo N°34, juin 95



"Il faut dire que lorsque Casterman m'a demandé de créer une série avec un personnage, j'ai pensé à un personnage féminin. C'était dans les années 70. En regardant les personnages féminins qui existaient déjà dans la bande dessinée - Bécassine, Barbarella... - je trouvais qu'il n'y avait pas un choix très étendu. Les héroïnes étaient plutôt rares. De plus, Adèle Blanc-Sec a fait son apparition au lendemain de l'année de la femme, en 72, 73, donc en pleine période féministe. Il allait de soi qu'un personnage féminin serait le bienvenu."
Propos de Tardi recueillis dans Auracan N°10, Mai-Juin 1995

"Quand j'ai commencé la BD, il existait Bécassine, qui n'avait pas de bouche, comme si elle était trop bête pour pouvoir parler, et toutes sortes de créatures érotiques de type Barbarella. Il n'y avait pas de femme au comportement "normal". C'est la raison pour laquelle j'ai créé Adèle Blanc-Sec. C'était en 1972, au lendemain de l'Année de la femme. Cela a dû jouer, je pense. Le fait qu'Adèle ne montre pas ses fesses toutes les cinq minutes a été interprété par certains comme de la pudibonderie. C'est simplement une façon d'introduire un personnage féminin qui fonctionne de la même manière qu'un personnage masculin."
Propos de Tardi recueillis par V. Châtel pour La Liberté/Le Courrier, 15 janvier 1998.

"J'ai eu des envies de tuer Adèle mais, un jour, je suis allé au parc Monceau voir la pyramide qui joue un rôle dans ses "Aventures" et, là, quelqu'un avait écrit: "Adèle est-elle morte?" J'ai eu envie de répondre non".
Propos de Tardi recueillis par P.R. pour Elle, décembre 1994


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